Et pourquoi écrire des nouvelles plutôt que des romans

Dans l'état actuel des choses, je ne suis tout simplement pas capable d'écrire un roman, à cause de cette contrainte d'avoir l'histoire à peu près calée dans mon esprit avant de commencer à l'écrire : même si, en cours d'opération, je développe le canevas et, par exemple, ajoute des scènes, il me semble que je ne peux pas rassembler mentalement les éléments complexes d'un roman. Surtout en SF qui est, quoi qu'on puisse dire, un genre ardu, exigeant. Je ne sais pas si cela est appelé à changer, si un jour je pourrai tenir la distance sur un roman ; si tel n'est pas le cas, ce n'est pas bien grave parce que, de toute manière, je trouve fascinante la forme de la nouvelle où, sur une durée limitée, il s'agit de faire vivre tout un univers, de lui donner une cohérence ! J'aime beaucoup ces brefs aperçus sur un autre monde, comme un voyage interrompu mais qu'on prolonge en esprit. J'ai le sentiment que c'est la meilleure manière de voyager, en effet : dans sa tête, aller de monde en monde, papillonner en quelque sorte. J'ai souvent à l'esprit cette phrase de Blaise Pascal : " Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre. " Parce que c'est au repos qu'on s'évade le mieux !

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Sonia Quémener traductrice et poète

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Dites-nous ce qui vous a amenée à l'écriture ?

En dehors de la S.F., y- a-t-il d'autres composantes de la littérature de l'imaginaire qui vous attirent?

Vous dites que le monde est absurde, mais vos nouvelles reflètent une solide culture scientifique. N'y a t-il pas une contradiction ?

D'où vous viennent vos idées ?

Pourquoi écrire des nouveles plutôt que des romans ?

Vous dites que la S.F. est un genre ardu. Il reste marginal dans la littérature, peu reconnu...

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