Justement, d'où vous viennent vos idées ?

C'est variable. Pour Essors, c'est vraiment une image qui me trottait dans la tête : celle d'un oiseau géant en train de tomber. Tout est parti de là ; j'ai imaginé des gens observant sa chute, puis peu à peu l'histoire a pris forme, je me suis dit qu'il devait y avoir aussi des gens sur l'oiseau, etc. Pour Mongols en Mongolie, je me suis rappelée que la Mongolie était le pays le plus éloigné de la mer et me suis dit que la plupart des Mongols ne l'avaient sûrement jamais vue. Ils n'étaient pas tous géants est parti d'une rêverie sur les fossiles de dinosaures, qui paraissent parfois très détaillés. En général, je commence à me raconter des histoires avant de m'endormir, et je creuse celles qui restent au réveil ; elles peuvent rester des mois ou des années en attente, et l'expérience m'a montré que ce n'était pas la peine de noter un synopsis pour y revenir plus tard. L'histoire doit d'abord vivre dans ma tête, et je ne commence pas à l'écrire avant d'y avoir trouvé une fin.

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Une nouvelle inédite de Sonia Quémener
Sonia Quémener traductrice et poète

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Dites-nous ce qui vous a amenée à l'écriture ?

En dehors de la S.F., y- a-t-il d'autres composantes de la littérature de l'imaginaire qui vous attirent?

Vous dites que le monde est absurde, mais vos nouvelles reflètent une solide culture scientifique. N'y a t-il pas une contradiction ?

D'où vous viennent vos idées ?

Pourquoi écrire des nouveles plutôt que des romans ?

Vous dites que la S.F. est un genre ardu. Il reste marginal dans la littérature, peu reconnu...

Avez-vous quelque chose sur le feu ?