critique par Noë Gaillard dans DAILY-BOOKS

février 2015

Ce recueil a obtenu le prix Lacour de l’Imaginaire et l’on regrettera un peu que l’illustration de couverture ne soit pas plus attrayante, plus lisible.

L’auteur a d’abord connu une certaine reconnaissance par le biais de la musique (jazz et électroacoustique) avant de devenir professeur d’université et de s’adonner à la littérature.

Que les amateurs de fantastique se réjouissent, ils trouveront dans ces pages du fantastique du plus pur classique qui soit. Je veux dire du fantastique qui ne s’embarrasse pas des explications pseudo scientifiques ou de celles issues d’une magie ancienne et disparue mais retrouvée par hasard dans une des malles du grenier poussiéreux de l’oncle Gaétan.

Il s’agit plutôt d’un fantastique que je qualifierais de « sensualiste ». Un fantastique né d’un – long et lent – dérèglement de tous les sens (comme dirait le camarade Rimbaud). De ces dérèglements qui rendent fous ceux qui veulent satisfaire les désirs qu’ils font naître. Cela permet à l’auteur de ne pas s’embarrasser non plus de la recherche du vraisemblable. Il suffit que ses personnages nous donnent l’impression d’être humains.

Ainsi dans la nouvelle éponyme les deux personnages – une femme solitaire et un pendu ayant survécu – à défaut d’être réalistes sont parfaitement crédibles dans leur quête d’absolu. Et comme l’auteur connaît la musique il s’accorde à d’autres instruments pas nécessairement à vent.

Déposez votre vinyle de Camille Saint-Saëns avec précaution sur votre platine, votre casque sur les oreilles et laissez-vous embarquer sur La danse macabre au rythme des tambours du vent.

 

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LES TAMBOURS DU VENT

 

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